Dosage béton : proportions idéales selon vos travaux

19 Jan 2026 | Maison

Un sac de ciment, quelques tas de sable et de gravier, un seau d’eau… et d’un coup, le doute : combien mettre de chaque pour que le mélange tienne vraiment dans le temps ? Le dosage béton fait souvent un peu peur, alors qu’il repose sur des règles simples, proches d’une recette de cuisine bien rodée. Quand les proportions béton sont adaptées à vos travaux, la dalle de terrasse ne se fissure pas, le poteau de clôture reste bien droit, et les fondations supportent sans broncher les années qui passent.

Ce guide propose de clarifier tout ça en douceur, comme si une amie passait sur le chantier pour vous montrer les bons gestes. De la composition du mélange béton (ciment, sable, gravier et eau béton) aux ajustements selon le type de travaux, chaque étape est expliquée simplement, avec des exemples concrets et des astuces pour éviter les erreurs classiques. Le but n’est pas de vous transformer en ingénieur, mais de vous donner assez de repères pour travailler sereinement, sans improviser les dosages au petit bonheur.

Vous verrez comment passer d’un sac de ciment de 25 kg à un volume précis de béton, comment calculer ce qu’il faut pour une terrasse ou des fondations, et surtout comment adapter votre préparation béton aux conditions réelles : météo, volume, matériel disponible. Avec un peu de méthode, vous allez vite sentir que la résistance béton n’est pas le fruit du hasard, mais d’un bon équilibre entre les ingrédients… et d’un brin d’organisation.

En bref 🧱

  • 🧮 Le béton, c’est une recette précise : un mélange équilibré de ciment, sable, gravier et eau, dont les proportions changent selon vos travaux béton.
  • ⚖️ Les dosages se calculent en fonction du volume (longueur × largeur × épaisseur) et du type d’ouvrage : propreté, terrasse, fondations, béton armé.
  • 🧱 Un dosage trop pauvre en ciment donne un béton fragile, qui fissure ou s’effrite ; un béton trop riche coûte cher et reste parfois difficile à travailler.
  • 💧 L’eau béton est la clé : trop d’eau = perte de résistance ; pas assez = mélange sec, impossible à mettre en place correctement.
  • 🛠️ Plusieurs méthodes existent : dosage au seau, à la pelle ou au volume, avec ou sans bétonnière, pour s’adapter à chaque chantier.
  • 🚚 Pour les gros volumes, la centrale à béton ou le béton prêt à l’emploi peuvent simplifier la vie et sécuriser la qualité du mélange béton.

Dosage béton : comprendre la composition et le rôle de chaque ingrédient

Avant de plonger dans les chiffres, il est précieux de vraiment comprendre ce qu’il y a dans un béton réussi. Une bonne préparation béton, c’est un peu comme une pâte à gâteau bien dosée : si un ingrédient domine ou manque, tout l’équilibre est compromis. Sur un chantier, cet équilibre conditionne autant l’esthétique que la solidité de l’ouvrage.

Le béton est un matériau composite. Il résulte d’un assemblage de quatre composants principaux : le ciment, le sable, le gravier et l’eau béton. Chacun a un rôle précis. Le ciment est le liant, cette poudre fine qui va durcir en présence d’eau pour former une “colle minérale”. Le sable vient remplir les interstices, tandis que le gravier apporte l’ossature, un peu comme des os dans un corps. Enfin, l’eau déclenche la réaction chimique qui transforme la pâte en pierre.

Quand la proportion entre ces éléments est adaptée, la résistance béton augmente, la durabilité suit, et les risques de fissures diminuent. À l’inverse, un dosage trop pauvre ou trop riche déséquilibre tout : trop de ciment rend le béton coûteux et parfois cassant, trop de granulats sans assez de liant donne un matériau friable, et un excès d’eau le fragilise durablement.

Composition du béton : ciment, sable, gravier et eau expliqués simplement

Le ciment est la base du lien entre les autres composants. C’est une poudre fabriquée à partir de calcaire et d’argile cuits à très haute température. Mélangé à l’eau, il forme une pâte qui, en séchant, enferme le sable et le gravier dans une sorte de roche artificielle. Plus le dosage en ciment est élevé (en kg par m³), plus le béton est “gras”, donc résistant… mais aussi plus cher.

Le sable est un granulat fin, souvent de calibre 0/2 ou 0/4 mm. Il vient combler les espaces entre les graviers et améliorer la compacité du mélange béton. Un sable trop sale (terre, argile, matières organiques) peut affaiblir l’adhérence avec le ciment. Un petit test utile : prendre une poignée de sable humide dans la main. Il doit s’effriter doucement, pas coller en bloc.

Le gravier, lui, donne le squelette du béton. On utilise souvent des granulométries entre 4 et 20 mm pour les dalles et fondations courantes. Plus les grains sont bien répartis (petits, moyens, un peu plus gros), plus le béton est compact et demande moins de ciment pour une bonne résistance.

L’eau béton est souvent sous-estimée, alors que c’est elle qui déclenche la prise. Il ne s’agit pas de “diluer” le mélange, mais de trouver l’équilibre : suffisamment pour que le béton soit travaillable, pas au point de le transformer en soupe. Une règle simple : la quantité d’eau tourne autour de la moitié du poids du ciment (par exemple, environ 12,5 L d’eau pour 25 kg de ciment).

Granulométrie : pourquoi la taille des grains change tout

Le mot “granulométrie” désigne la taille des grains de sable et de gravier. C’est un terme un peu technique, mais dans la pratique, il traduit une idée simple : un bon béton, c’est un puzzle de grains qui s’emboîtent bien. Des grains trop gros sans assez de fins laissent des vides, donc de la faiblesse. Des grains trop fins rendent le mélange béton difficile à travailler et gourmand en eau et en ciment.

Pour un chantier courant, comme une terrasse ou une dalle de garage, un sable 0/4 associé à un gravier 4/16 ou 4/20 donne généralement un résultat équilibré. Pour des fondations profondes ou des ouvrages très massifs, on peut aller vers des granulats un peu plus gros, qui assurent une bonne stabilité tout en limitant le retrait à la prise.

Une petite astuce : quand vous achetez vos granulats, vérifiez qu’ils sont propres et peu poussiéreux. Un simple coup d’œil et quelques pelletées suffisent pour voir si le gravier est visiblement couvert de poussière ou de boue, ce qui pourrait perturber l’adhérence avec le ciment.

Impact direct des proportions sur la résistance béton

Ce qui se joue derrière les chiffres de dosage béton, c’est directement la solidité de vos travaux béton. Un béton de propreté, placé sous des fondations, n’a pas besoin de la même résistance qu’une dalle carrossable qui supportera le poids d’une voiture. C’est pour cela que l’on exprime les dosages en kilogrammes de ciment par mètre cube : 250, 300, 350 ou 400 kg/m³, selon l’usage.

Une fois le mélange béton coulé, le ciment commence à hydrater et à durcir. Si la quantité d’eau est excessive, le réseau interne devient plus poreux, un peu comme une éponge. Résultat : une baisse sensible de la résistance, parfois jusqu’à plusieurs dizaines de pourcents, et une sensibilité accrue au gel et à l’usure.

À l’inverse, un béton bien dosé et correctement hydraté forme une matrice dense et homogène. Même sur un petit chantier, cette différence se voit. Une terrasse bien dosée vous évite les reprises coûteuses quelques années plus tard. En gardant cette image en tête, le dosage prend tout son sens : chaque proportion influence directement la durée de vie de l’ouvrage.

En résumé, comprendre cette “anatomie” du béton permet de mieux accepter les contraintes de dosage et de les vivre comme un allié, pas comme une complication.

Proportions béton selon les travaux : terrasse, fondations, béton armé

Une fois la composition comprise, la question suivante arrive vite : combien de ciment, de sable, de gravier et d’eau pour tel ou tel chantier ? Les proportions béton se choisissent d’abord en fonction de l’usage de l’ouvrage. Une petite dalle de cabanon n’a pas les mêmes exigences qu’un poteau porteur ou une chape sur chauffage au sol.

Pour rendre les choses plus concrètes, imaginons Léa, qui rénove sa maison. Elle veut d’abord couler une dalle pour une terrasse, puis préparer une petite fondation pour un muret, et enfin réaliser une chape intérieure. Trois usages, trois dosages, mais une même logique : adapter le dosage béton à l’effort que devra supporter la structure.

Les dosages les plus courants tournent autour de quatre valeurs : 250, 300, 350 et 400 kg de ciment par mètre cube. À chacune correspond un type de travaux béton précis, que l’on peut ensuite convertir en proportions pratiques pour un sac de ciment de 25 kg.

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Tableau des dosages ciment / sable / gravier / eau par type d’ouvrage

Pour y voir clair d’un seul coup d’œil, voici un tableau récapitulatif des dosages indicatifs les plus utilisés, à adapter légèrement selon l’humidité des matériaux et les contraintes locales.

Type d’ouvrage 🧱 Dosage ciment (kg/m³) ⚖️ Sable (kg/m³) 🏖️ Gravier (kg/m³) 🪨 Eau (L/m³) 💧
Béton de propreté 250 ≈ 960 ≈ 1050 ≈ 125
Dalle piétonne / terrasse 300 ≈ 880 ≈ 1100 ≈ 150
Fondations / dalle carrossable 350 ≈ 820 ≈ 1125 ≈ 175
Béton armé / chape sollicitée 400 ≈ 720 ≈ 975 ≈ 195

Ces valeurs donnent un ordre de grandeur. Pour les transformer en quantités concrètes sur le terrain, la base consiste à convertir les kilogrammes de ciment en nombre de sacs et à ajuster ensuite sable, gravier et eau en proportion.

Exemples concrets : terrasse, fondations et chape

Pour une dalle de terrasse destinée uniquement au passage de personnes, un dosage à 300 kg/m³ suffit dans la plupart des cas. Si Léa prévoit 1,5 m³ de béton, elle aura besoin d’environ 450 kg de ciment, soit 18 sacs de 25 kg. En suivant le tableau, elle pourra ensuite dimensionner sable, gravier et eau, en gardant une marge de sécurité de 10 % pour les pertes.

Pour des fondations de muret ou de maison, la prudence pousse plutôt vers un dosage à 350 kg/m³. Ici, l’enjeu est la stabilité : un béton trop faible à ce niveau peut entraîner des tassements, voire des fissures dans les murs. En choisissant ce dosage, Léa augmente la résistance béton là où elle est réellement critique.

Quant au béton armé (poutres, linteaux, dalles structurales), on se rapproche des 400 kg/m³. Le ferraillage travaille en binôme avec un béton plus “riche” en ciment, capable de bien enrober les armatures et de transmettre les efforts. C’est là que le respect des proportions et de l’eau béton devient essentiel pour éviter les poches d’air et les zones faibles.

Astuce et erreur classique sur le dosage

Deux écueils reviennent souvent. Le premier, c’est d’utiliser le même dosage pour tout, par habitude ou par simplification. Cela fonctionne parfois, mais c’est rarement optimal : trop pauvre pour certains ouvrages, inutilement riche pour d’autres. Le deuxième, très fréquent, consiste à ajouter de l’eau “au pif” pour rendre le mélange béton plus fluide, au risque de faire chuter sa résistance.

Pour garder un repère simple, certains bricoleurs retiennent des ratios en volumes, par exemple 1 volume de ciment, 2 volumes de sable, 3 volumes de gravier pour un béton courant. Cette méthode fonctionne bien pour les petites quantités, à condition de ne pas exagérer sur l’eau et de toujours mélanger à sec avant d’humidifier.

La clé, finalement, est de connecter le dosage à l’usage : chaque type de chantier mérite un minimum d’attention pour assurer sa solidité dans le temps.

Dosage béton au seau, à la pelle ou au volume : méthodes pratiques sur chantier

Sur le papier, les kilogrammes par mètre cube sont très clairs. Mais une fois dans le jardin, avec une bétonnière, des pelles et quelques seaux, les calculs semblent soudain beaucoup plus abstraits. L’objectif est alors de traduire ces dosages théoriques en gestes simples, reproductibles, qui permettent de garder des proportions béton cohérentes tout au long du chantier.

Heureusement, il existe plusieurs façons d’y arriver, même sans balance de précision. Que vous travailliez avec un sac de ciment de 25 kg, un seau gradué ou simplement une pelle de maçon, le plus important reste la constance : répéter les mêmes volumes pour obtenir un mélange béton homogène.

Dosage au seau : la méthode la plus accessible

Le dosage au seau est souvent la solution la plus rassurante pour un bricoleur qui démarre. Un seau de 10 L devient l’unité de mesure. Pour un béton courant dosé autour de 350 kg/m³ à partir d’un sac de 25 kg de ciment, on peut retenir, par exemple :

  • 🧱 1 sac de ciment de 25 kg (environ 1,5 seau de volume),
  • 🏖️ 4 seaux de sable,
  • 🪨 5 seaux de gravier,
  • 💧 environ 1,25 seau d’eau à ajuster en fonction de l’humidité du sable.

Cette méthode fonctionne très bien si vous gardez toujours les mêmes seaux et que vous les remplissez à ras, sans les tasser ni les surcharger. L’idée est de créer une “routine” de dosage, de façon à ce que chaque bétonnière produise un béton aux caractéristiques proches.

Dosage à la pelle : rapide, mais à manier avec prudence

Le dosage à la pelle est répandu sur les petits chantiers, car il ne demande aucun matériel spécifique. Le principe est de compter le nombre de pelletées de sable et de gravier pour un sac de ciment. Par exemple, pour un béton courant, on peut tourner autour de 30 pelles de sable et 40 pelles de gravier pour 25 kg de ciment.

L’inconvénient, c’est que chaque pelle ne contient pas exactement le même volume, selon la personne, l’humeur, ou la fatigue. Pour limiter cet effet, mieux vaut confier le dosage à une seule personne, qui gardera un geste régulier pendant tout le chantier. Il est aussi possible de “calibrer” ses pelletées en les versant dans un seau la première fois, histoire d’avoir un repère.

Le dosage à la pelle peut servir pour des petits volumes ou des ouvrages peu sensibles (un massif, un seuil léger, quelques plots), mais pour des fondations ou une dalle importante, le dosage au seau ou en poids reste plus sécurisant.

Préparation béton sans bétonnière : quand on doit mélanger à la main

Tout le monde n’a pas forcément une bétonnière sous la main, surtout pour un tout petit chantier. Dans ce cas, le mélange béton se fait sur une surface plane (tôle, bâche épaisse, dalle), à la pelle. Pour garder une certaine régularité, on se base souvent sur des proportions en volume simples :

  • 🧱 Béton courant : 1 volume de ciment, 2 volumes de sable, 3 volumes de gravier, et environ ½ volume d’eau.
  • 🏗️ Béton plus résistant (fondations) : 1 volume de ciment, 2,5 volumes de sable, 3,5 volumes de gravier, même ordre de grandeur pour l’eau.

La bonne pratique consiste à mélanger d’abord les éléments secs (ciment, sable, gravier) jusqu’à obtenir une teinte homogène, sans “veines” de couleur. L’eau est ensuite ajoutée petit à petit, jamais d’un coup, en retournant le mélange à la pelle.

Physiquement, c’est plus exigeant qu’avec une bétonnière, mais pour sceller un poteau ou couler un petit seuil, cela reste tout à fait faisable. L’important est de ne pas préparer des quantités trop grandes d’un coup, pour éviter que le béton ne commence à prendre avant d’être mis en place.

En choisissant la méthode adaptée à vos moyens et à votre chantier, vous transformez les calculs théoriques en gestes concrets, maîtrisés, qui donnent confiance pour la suite.

Guide complet sur le béton : dosage, technique et préparation ! Bricorama

Une vidéo pas à pas peut aussi aider à visualiser les gestes et à confirmer que la consistance du mélange ressemble bien à ce que vous cherchez.

Calculer le volume et le nombre de sacs : bien préparer ses travaux béton

Une autre source de stress fréquente tourne autour des quantités : combien de sacs de ciment acheter, quelle masse de sable et de gravier, combien d’eau prévoir ? Là aussi, la logique reste simple, à condition de suivre les étapes dans le bon ordre. D’abord le volume d’ouvrage, ensuite le dosage béton adapté, enfin la conversion en sacs et en seaux.

La première étape consiste toujours à mesurer. Longueur, largeur, épaisseur : ces trois dimensions permettent de calculer le volume de béton nécessaire, en mètres cubes. Une fois cette base posée, les proportions se déclinent facilement, et il devient beaucoup plus simple de planifier son approvisionnement.

Calculer le volume de béton : formule simple et exemple

Pour une dalle, la formule est directe : Volume = Longueur × Largeur × Épaisseur (en mètres). Par exemple, pour une dalle de terrasse de 4 m de long, 3 m de large et 12 cm d’épaisseur (0,12 m), le calcul donne :

4 × 3 × 0,12 = 1,44 m³ de béton.

Sur cette base, on peut appliquer le dosage choisi. Si l’on opte pour 300 kg/m³ pour une terrasse piétonne, il faudra environ 1,44 × 300 = 432 kg de ciment, soit 17,28 sacs de 25 kg. Par prudence, on arrondit généralement au-dessus, donc 18 sacs, voire 19 pour disposer d’un peu de marge.

Cette même logique s’applique à des fondations linéaires, en multipliant la longueur de la tranchée par sa largeur et sa hauteur, puis en ajustant le dosage en fonction du rôle de ces fondations.

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Conversion en sacs de ciment et en granulats

Une fois la masse totale de ciment connue, la conversion en sacs est un simple partage. Pour un béton de fondation à 350 kg/m³ sur 2 m³, le calcul donne par exemple 2 × 350 = 700 kg de ciment. En sacs de 25 kg, cela représente 28 sacs.

Pour les granulats, la logique est la même : on applique les masses du tableau au volume calculé. Si vous avez besoin de 1,44 m³ de béton dosé à 300 kg/m³, avec 880 kg de sable et 1100 kg de gravier par m³, cela donne environ :

  • 🏖️ Sable : 1,44 × 880 ≈ 1267 kg,
  • 🪨 Gravier : 1,44 × 1100 ≈ 1584 kg,
  • 💧 Eau : 1,44 × 150 ≈ 216 L.

Dans la réalité, les marchands de matériaux vendent souvent le sable et le gravier au m³ ou à la tonne. Ils peuvent vous aider à vérifier la cohérence de vos calculs, mais disposer déjà de ces ordres de grandeur permet de discuter d’égal à égal et de ne pas se laisser surprendre.

Penser à la marge et à l’organisation du chantier

Sur un chantier, il y a toujours un peu de perte : béton resté dans la bétonnière, bavures, petites surépaisseurs, ajustements en cours de route. C’est pourquoi il est conseillé d’ajouter environ 10 % au volume théorique pour ne pas manquer de béton en plein coulage. Rien n’est plus frustrant que de s’arrêter à 10 cm de la fin de la dalle.

Un autre point à anticiper concerne l’organisation. Il est souvent préférable de prévoir la réalisation en plusieurs “batches” de béton successifs, plutôt qu’en un seul énorme mélange, surtout si vous travaillez à deux ou trois. Cela permet d’avancer à un rythme régulier, sans se presser au moment de tirer et lisser le béton.

Avec ces repères, la phase de préparation devient beaucoup plus sereine. Vous savez combien acheter, comment doser, et comment enchaîner les étapes sans panic. Le chantier commence alors sur de bonnes bases, au sens propre comme au figuré.

Formulation de béton: dosage d'eau

Une courte vidéo explicative peut aussi aider à visualiser la manière de reporter vos mesures et de vérifier les calculs avant de commander les matériaux.

Faire son béton soi-même, prêt à l’emploi ou centrale : choisir la bonne option

Dernier grand choix avant de se lancer : préparer soi-même son mélange béton ou faire appel à une centrale ou à des sacs de béton prêt à l’emploi. Chaque option a ses avantages, ses contraintes, son coût, et le bon choix dépend surtout du volume et du niveau de finition souhaité.

Léa, dans son projet de rénovation, a justement connu ces trois cas. Pour sceller quelques poteaux de clôture, elle a opté pour des sacs de béton prêt à l’emploi. Pour la petite dalle d’abri de jardin, elle a mélangé elle-même dans une bétonnière louée pour le week-end. Pour les fondations plus importantes, elle a finalement fait livrer du béton de centrale, pour gagner en temps et en régularité.

Béton “maison” : liberté et maîtrise, mais demande du temps

Préparer soi-même son béton avec du ciment, du sable, du gravier et de l’eau reste très courant pour les chantiers de particuliers. Cette solution permet de contrôler le dosage béton, d’ajuster la consistance en direct, et souvent de réaliser des économies sur de petits volumes.

En revanche, elle suppose une bonne organisation : prévoir les matériaux à l’avance, disposer d’un espace pour stocker sable et gravier, louer ou posséder une bétonnière pour les volumes un peu importants, et surtout être disponible physiquement pour enchaîner les gâchées. Pour 1 m³ de béton, on peut facilement passer plusieurs heures entre la préparation, le coulage et le nettoyage.

Cette option convient bien pour :

  • 🧱 petites dalles (cabanon, abri),
  • 🚧 murets, seuils, escaliers extérieurs modestes,
  • 🔩 scellements ponctuels (poteaux, piquets, pieds de pergola).

Béton prêt à l’emploi en sac : ultra simple pour les petites quantités

Les sacs de béton prêt à l’emploi contiennent déjà le mélange de ciment, sable et gravier dans des proportions étudiées. Il suffit d’ajouter la bonne quantité d’eau pour obtenir un béton aux performances rapprochées d’un dosage classique, souvent autour de 300–350 kg/m³.

Cette solution est idéale quand :

  • ⏱️ le volume est très faible (quelques seaux),
  • 🏡 vous manquez de place pour stocker sable et gravier,
  • 🧰 vous préférez limiter les calculs et les risques d’erreur de dosage.

Le principal inconvénient reste le coût au m³, bien plus élevé que si vous achetiez les matériaux séparément. Au-delà de quelques dizaines de litres de béton, cette option devient vite moins intéressante financièrement. Elle reste cependant très pratique pour des réparations ponctuelles ou des petits travaux improvisés.

Béton de centrale : une solution performante pour les gros volumes

Dès que le volume dépasse 1 m³, le béton de centrale mérite d’être envisagé sérieusement. Il est préparé en usine, avec un contrôle précis du dosage béton, de la granulométrie et de la quantité d’eau, puis livré en toupie jusqu’au chantier. C’est la garantie d’un mélange homogène, prêt à couler, avec une résistance béton conforme à la commande.

Cette solution demande un minimum de préparation (accès pour le camion, organisation du coulage, présence de suffisamment de personnes pour tirer le béton à l’arrivée). Mais elle fait gagner énormément de temps et d’énergie, tout en limitant les risques de variations de dosage d’une gâchée à l’autre.

Pour une dalle de garage, une grande terrasse ou des fondations continues, le calcul est vite fait : en additionnant le coût des matériaux, la location de la bétonnière et le temps passé, la centrale peut se révéler non seulement plus confortable, mais parfois plus économique.

Qu’il soit “maison”, prêt à l’emploi ou livré, le béton reste le même matériau de base. Ce qui change, ce sont surtout la logistique et la sécurité de dosage. En choisissant la bonne option pour chaque type d’ouvrage, vous facilitez votre quotidien sur le chantier, tout en gardant la main sur la qualité finale.

Quel dosage béton choisir pour une terrasse de maison ?

Pour une terrasse destinée uniquement au passage de personnes, un dosage autour de 300 kg de ciment par m³ de béton est généralement suffisant. Si la terrasse doit supporter des charges plus lourdes (mobilier massif, spa, ou risque de véhicule occasionnel), il est plus prudent de monter à 350 kg/m³. Dans les deux cas, pensez à respecter les proportions entre ciment, sable, gravier et eau, et à bien soigner le ferraillage et le drainage pour limiter les fissures.

Comment savoir si la quantité d’eau béton est correcte ?

Un bon repère est de viser environ la moitié du poids du ciment en eau : par exemple, 12,5 litres pour un sac de 25 kg. En pratique, la consistance doit être plastique : le mélange doit se tenir quand vous le prenez à la pelle, sans couler comme une soupe ni rester trop sec. Si le béton s’affaisse légèrement sans que de l’eau remonte en surface, la quantité est bien ajustée. Ajoutez toujours l’eau progressivement pour éviter d’en mettre trop.

Peut-on utiliser le même dosage béton pour tous les travaux ?

Il est tentant d’utiliser un dosage unique pour simplifier, mais ce n’est pas idéal. Un béton de propreté sous fondation peut être dosé à 250 kg/m³, une terrasse piétonne autour de 300 kg/m³, des fondations ou une dalle carrossable plutôt à 350 kg/m³, et les ouvrages en béton armé à 400 kg/m³. Adapter le dosage à l’usage permet de garantir la résistance là où elle est nécessaire, tout en évitant de surconsommer du ciment là où ce n’est pas utile.

Combien de béton obtient-on avec un sac de ciment de 25 kg ?

En dosage standard pour des travaux courants (environ 350 kg de ciment par m³), un sac de 25 kg permet de produire un peu plus de 0,1 m³ de béton, soit une centaine de litres. Cela suffit par exemple pour sceller plusieurs poteaux, réaliser un petit socle ou compléter une petite zone de dalle. Pour des surfaces plus importantes, il suffit de multiplier ce volume par le nombre de sacs nécessaires, calculé à partir du dosage choisi.

Pourquoi mon béton fissure même avec un bon dosage ?

Même avec un dosage correct, des fissures peuvent apparaître si le béton sèche trop vite (soleil, vent), si l’eau a été légèrement excessive, si le support a bougé ou si des joints de dilatation n’ont pas été prévus. Pour limiter ces risques, protégez le béton les premiers jours, arrosez légèrement s’il fait chaud, évitez de marcher dessus trop tôt et respectez les épaisseurs et armatures recommandées. Le dosage est essentiel, mais les conditions de mise en œuvre le sont tout autant.