Dans beaucoup de projets de maison ou de jardin, une question revient : comment préparer correctement le sol sans exploser le budget ni compliquer le chantier ? C’est là que le béton maigre entre en scène. Ce béton faible résistance, à la texture de terre humide, est pensé pour les couches de propreté, les sous-couches ou les remplissages, pas pour porter une maison entière. Il sert de base stable, propre et économique, sur laquelle on pourra ensuite poser une dalle, des pavés ou des armatures sans se battre avec la boue, les cailloux qui bougent et les niveaux qui changent.
Le plus rassurant, c’est qu’avec une bonne définition béton maigre, un dosage clair et quelques repères simples, ce matériau devient très accessible. Il ne demande pas de machine compliquée, seulement un peu de méthode. Sa composition béton maigre suit une logique facile à mémoriser : beaucoup de granulats (sable, gravier), assez peu de ciment, juste assez d’eau pour humidifier le tout. Résultat : un sol préparé, stabilisé, qui facilite la suite du chantier. Et pour autant, ce n’est pas un “béton au rabais” mais un matériau qui répond à des normes précises et à des usages bien définis.
Ce guide détaille la définition du béton maigre, le dosage béton maigre adapté à chaque besoin, les grandes familles d’utilisation béton maigre (terrasse, allée, fondations légères…) et surtout la mise en œuvre, pas à pas. L’idée, c’est que chacun puisse imaginer un projet concret : une terrasse dans le jardin, une allée de garage plus propre, un local technique mieux isolé du sol. En gardant toujours en tête une chose : même si le béton maigre reste un béton maigre construction non structurel, bien le préparer change complètement le confort et la durabilité du résultat final.
- 🧱 Définition béton maigre : béton à faible teneur en ciment, texture de terre humide, réservé aux ouvrages non porteurs.
- 📏 Dosage béton maigre : en général entre 150 et 250 kg de ciment par m³, avec 60 à 80 % de granulats.
- 🛡️ Utilisation béton maigre : couche de propreté, remplissage, sous-couche de voirie, support de dalle, chape maigre.
- 💶 Prix indicatif : environ 100 €/m³, soit 10 à 25 % d’économie par rapport à un béton traditionnel.
- ⚠️ Résistance béton maigre : insuffisante pour des éléments structurels (murs porteurs, poutres, poteaux).
Définition béton maigre : comprendre ce matériau avant de l’utiliser
Imaginer un sol brut, un peu irrégulier, pas forcément très joli, mais que l’on veut rendre propre, stable et prêt à accueillir une dalle, des pavés ou un carrelage. Le béton maigre, c’est précisément ce maillon intermédiaire. On le classe dans les bétons faibles résistance, car la résistance béton maigre reste inférieure à celle d’un béton classique de dalle ou de fondation. Il n’est pas là pour porter des charges importantes, mais pour offrir une base régulière et résistante aux petites contraintes du quotidien.
Concrètement, la définition béton maigre tourne autour d’un point clé : sa faible teneur en ciment. Là où un béton structurel peut monter à 300–350 kg de ciment par m³, le dosage béton maigre oscille plutôt entre 150 et 250 kg/m³. On parle donc d’un mélange “pauvre en liant”, d’où le mot “maigre”. Sa texture n’est pas liquide comme une soupe, mais plutôt ferme et humide, comparable à une terre mouillée que l’on peut tasser et mettre en forme sans qu’elle se répande partout.
Dans l’univers du béton maigre construction, une nuance importante mérite d’être soulignée : il ne faut pas le confondre avec la chape maigre. La chape dite “maigre” est à base de mortier (sable + ciment + eau, sans gravier), plus fine et destinée souvent à recevoir un carrelage. Le béton maigre, lui, contient aussi du gravier et s’emploie plutôt en couche d’assise ou de propreté, souvent en extérieur ou en sous-face de dalle.
Pour situer le béton maigre dans le paysage des matériaux de chantier, on peut le voir comme un compromis entre le simple lit de gravier et la dalle de béton armé. Il offre une stabilité et une cohésion supérieures à un simple remblai, tout en étant moins coûteux et moins “fort” qu’un béton structurel. C’est ce qui le rend si pratique pour des zones où un sol rigide est utile, sans nécessiter une capacité portante exceptionnelle.
Sur le plan normatif, le béton maigre est rattaché à une famille de mélanges appelés “granulaires avec liant ciment”. Il n’entre donc pas dans la même logique réglementaire que les bétons armés des structures porteuses. Cela ne signifie pas qu’on peut le faire “au hasard”, mais plutôt qu’il laisse une certaine liberté d’adaptation selon le chantier, tant que l’on reste dans les ordres de grandeur conseillés pour le dosage et la consistance.
Une petite scène pour illustrer : imaginez Claire, qui veut créer une allée carrossable dans son jardin. Elle ne souhaite pas forcément couler une grosse dalle béton, mais elle veut éviter les ornières, les flaques et les gravillons qui fuient sous les roues. Le béton maigre va lui offrir une assise propre, bien tassée, sur laquelle ses dalles, pavés ou graviers stabilisés se tiendront bien mieux, tout en maîtrisant son budget.
En résumé, le cœur de la définition est là : un béton faible résistance, pensé comme une couche intermédiaire, économique, simple à manier, mais qui change vraiment la qualité de ce qu’on pose par-dessus. C’est cette logique de “base saine” qui va guider toutes les autres parties de ce guide.
Composition béton maigre : les bons dosages pour un résultat fiable
Pour bien utiliser ce matériau, il faut d’abord comprendre ce qui se passe dans la bétonnière. La composition béton maigre repose sur quatre familles d’ingrédients : les granulats, le ciment, l’eau et éventuellement des adjuvants. La clé, c’est le rapport entre ces éléments. Les granulats (sable, gravier) représentent en général 60 à 80 % du volume total. Le ciment tourne autour de 7 à 14 %, l’eau autour de 13 à 20 %, et les adjuvants (produits ajoutés pour améliorer certaines propriétés) environ 5 à 7 % quand ils sont utilisés.
Le dosage béton maigre typique pour un chantier courant est souvent donné pour 1 m³ de mélange. Une recette très utilisée est la suivante : environ 250 kg de ciment, 1500 kg de sable et de gravier (granulats) et autour de 125 litres d’eau. Ces chiffres sont des repères, que l’on peut légèrement adapter selon la nature du chantier ou la granulométrie choisie, mais ils donnent une bonne base pour un béton maigre équilibré.
À plus petite échelle, pour un exemple concret, prenons une couche de propreté sous une future dalle dans un petit garage. Pour traiter une surface de 10 m² avec 5 cm d’épaisseur de béton maigre, on obtient un volume de 0,5 m³. On pourra alors viser environ 75 kg de ciment, 450 kg de sable et 37,5 litres d’eau. Cette adaptation à demi-volume garde les mêmes proportions, ce qui permet de rester dans une zone de consistance confortable.
Pour comparer les chiffres, voici un tableau qui permet de visualiser rapidement la différence entre un béton classique et un béton maigre, ainsi que les ordres de grandeur des dosages :
| Type de béton 🧱 | Usage principal 🎯 | Dosage ciment (kg/m³) ⚖️ | Consistance habituelle 💧 |
|---|---|---|---|
| Béton structural classique | Dalle porteuse, fondations | 300 – 350 kg/m³ | Plutôt fluide à plastique |
| Béton maigre | Couche de propreté, sous-couche | 150 – 250 kg/m³ | Aspect terre humide, peu plastique |
| Chape maigre (mortier) | Support carrelage, ravoirage | 150 – 250 kg/m³ (sans gravier) | Semi-sec, facilement tiré à la règle |
Un point souvent sous-estimé : l’eau. Dans la plupart des chantiers amateurs, on a tendance à “rajouter un seau d’eau” pour rendre le mélange plus facile à travailler. Avec le béton maigre, c’est une tentation encore plus grande, puisque la consistance attendue est ferme. Pourtant, trop d’eau affaiblit la cohésion et la résistance du béton maigre. L’objectif est d’obtenir une masse homogène, humide, qui se tient sans couler.
Un bon repère visuel : lorsque l’on serre un peu de mélange dans la main (avec un gant), il doit garder sa forme une fois relâché, sans que l’eau ne ruisselle. Si le mélange s’effrite totalement, il manque d’eau. S’il dégouline, il y en a trop. Ce simple test aide beaucoup à ajuster la quantité d’eau au fur et à mesure du malaxage.
Astuce pratique 🌟 : pour être tranquille, il est sage de prévoir 10 à 15 % de matériaux en plus (granulats, ciment) par rapport au volume théorique. Le béton se compacte et se tasse légèrement au séchage, surtout quand il est très riche en granulats. Ce surplus évite les mauvaises surprises en fin de zone, quand il manque un ou deux centimètres pour terminer une bande.
En gardant cette logique de recette claire, le béton maigre devient très prévisible. On sait ce que l’on met, ce que l’on obtient, et on peut ensuite s’intéresser aux usages concrets : où ce matériau est-il vraiment pertinent, et pourquoi lui plutôt qu’un autre.
Utilisation béton maigre : couches de propreté, remplissage et supports de dalles
Une fois la composition assimilée, la vraie question est : où ce matériau fait-il une vraie différence ? Les principales applications du béton maigre concernent la préparation des sols. Il est idéal dès que l’on veut un support propre, stable, mais sans aller jusqu’à une structure armée. On le retrouve notamment comme couche de propreté sous les fondations, sous les dalles de béton, sous les pavés ou encore comme béton de remplissage pour combler des vides.
Dans une maison, le cas le plus courant est celui des fondations. Avant de poser des armatures et de couler un béton structurel, on peut mettre quelques centimètres de béton maigre au fond des fouilles. Cette fine couche crée un fond plat et propre, évite que les armatures ne reposent directement sur la terre humide, et facilite les réglages de niveau. Elle agit un peu comme un “tapis” sur lequel la vraie structure va venir se poser.
On le retrouve aussi souvent dans les terrasses et allées. Pour une allée piétonne ou carrossable, par exemple, le béton maigre peut servir de couche d’assise sous des pavés, une dalle reconstituée ou du carrelage extérieur. Il évite que les éléments de finition ne s’enfoncent dans le sol, limite les mouvements dus au gel/dégel, et apporte une planéité beaucoup plus facile à maîtriser sur la durée.
Voici quelques usages typiques où le béton maigre trouve toute sa place :
- 🚗 Assise pour allée de garage : stabiliser le passage des véhicules sans couler une dalle pleine.
- 🏡 Sous-couche pour terrasse : préparer une base régulière avant la dalle ou les plots.
- 🛠️ Béton de remplissage : combler un ancien vide sanitaire, un fossé ou un trou de maçonnerie non porteur.
- 🚰 Protection de canalisations : enrober légèrement des gaines ou conduites sensibles.
- 🔇 Amélioration acoustique / thermique : en combinaison avec d’autres couches isolantes, pour rigidifier un sol.
Un exemple concret : un couple souhaite transformer un ancien garage en atelier. Le sol existant est très irrégulier, avec des zones de terre, des cailloux et quelques restes d’ancienne dalle. Avant de poser une nouvelle dalle isolée, ils décident de mettre plusieurs centimètres de béton maigre. Cela leur permet de rattraper les niveaux, de recouvrir les zones problématiques et d’obtenir une base nette pour positionner le treillis soudé et l’isolant. Sans ce passage intermédiaire, la dalle finie aurait risqué de fissurer ou de présenter des zones de différence d’épaisseur.
Il existe toutefois une limite importante : malgré la tentation, le béton maigre ne doit pas être utilisé comme béton structurel. Sa résistance béton maigre n’est pas suffisante pour porter des murs porteurs, des poutres ou des poteaux. On peut marcher dessus, y déplacer des meubles, y faire rouler une voiture si l’ensemble est bien conçu, mais on ne va pas y fonder une maison entière sans autre renfort. C’est un support, pas la star du spectacle.
En complément de ses qualités mécaniques modestes, le béton maigre a un autre atout : sa dimension économique. Comme il contient moins de ciment, et que le ciment est la partie la plus chère du mélange, le coût final par mètre cube est nettement plus bas qu’un béton riche. Pour des surfaces importantes (voiries, grandes terrasses, plateforme technique), cette économie devient très visible sur le devis.
Pour visualiser certains cas de figure, il peut être utile de voir la pose en vidéo. De nombreuses chaînes de professionnels montrent comment tirer un béton maigre sur plusieurs centimètres pour une allée ou un dallage.
Une fois que l’on a identifié les bons usages, la prochaine étape est de se pencher sur la manière de le fabriquer et de le poser correctement, que ce soit à la bétonnière ou livré en camion toupie.
Dosage béton maigre et mise en œuvre : du calcul au chantier
Passer de la théorie au terrain demande de s’attaquer à deux sujets : le calcul des quantités et les gestes de mise en œuvre. Le dosage béton maigre reste assez simple, mais il gagne à être posé noir sur blanc avant de commander les matériaux ou le camion toupie. Le principe est de déterminer le volume total (surface x épaisseur), puis d’appliquer les proportions adaptées.
Par exemple, pour une couche de propreté de 8 cm sous une dalle de 30 m², le calcul est simple : 30 m² x 0,08 m = 2,4 m³ de béton maigre. En utilisant un dosage moyen de 250 kg de ciment par m³, on obtient environ 600 kg de ciment, environ 3600 kg de granulats et environ 300 litres d’eau. Ces valeurs peuvent légèrement varier selon la densité des matériaux, mais elles donnent une très bonne estimation pour préparer le chantier.
Sur le terrain, la préparation du support est essentielle. On commence par délimiter clairement la zone à traiter (piquets, cordeaux, marquage au sol). Ensuite, on décaisse et on nivelle la terre existante. L’objectif est d’obtenir un fond relativement régulier, débarrassé des grosses pierres instables, des racines et des poches de terre meuble. Si nécessaire, on peut ajouter un lit de sable ou de gravier compacté pour favoriser l’adhérence et la régularité.
Vient ensuite le moment du malaxage. À la bétonnière, on introduit d’abord une partie des granulats, puis le ciment, puis le reste des granulats, et enfin l’eau progressivement. L’idée est d’obtenir cette fameuse texture de terre humide. Pour les projets de grande ampleur, la livraison en béton prêt à l’emploi est souvent plus simple : le camion toupie amène directement la quantité de béton maigre calculée, avec un dosage contrôlé en usine, généralement dans la fourchette des 150 à 250 kg de ciment par m³.
Pour visualiser les différences de mise en œuvre, une autre ressource vidéo peut être utile, notamment sur la question de la consistance et du tirage à la règle.
Une fois le mélange prêt, on le répand sur la zone, en veillant à garder l’épaisseur prévue. On tire ensuite le béton maigre à la règle (une grande règle alu ou une planche droite), en s’aidant de repères de hauteur (tasseaux, trait sur les bords, niveaux). Le but est de créer une surface plane, légèrement rugueuse, mais sans trous ni bosses importantes. Un compactage léger (avec une dame manuelle ou une plaque vibrante adaptée) peut aider à chasser les vides et à densifier la couche.
Voici quelques réflexes utiles lors de la pose :
- 📌 Prévoir les niveaux : toujours vérifier régulièrement au niveau à bulle, surtout sur les grandes longueurs.
- 🕒 Travailler par zones : ne pas étaler trop de béton d’un coup, pour éviter qu’il ne commence à prendre avant d’être tiré.
- 🧴 Limiter l’eau de surface : éviter de “réparer” les creux avec de l’eau, qui affaiblirait localement la couche.
Concernant le temps et la difficulté, le béton maigre reste relativement indulgent. Sa prise n’est pas ultra rapide, ce qui laisse un peu de marge pour ajuster les niveaux. Pour un bricoleur organisé, un chantier de 1 à 3 m³ est tout à fait envisageable à la journée, en s’y mettant à deux. Au-delà, un camion toupie et éventuellement une petite équipe peuvent être nécessaires pour garder un bon rythme.
Sur un plan financier, on estime en général le prix du béton maigre autour de 100 €/m³ livré, parfois un peu moins selon les régions et les volumes. Par rapport à un béton plus riche, l’économie globale se situe souvent entre 10 et 25 %, ce qui devient très intéressant sur des chantiers de 50 ou 100 m³. Pour un projet de 100 m³, l’écart peut représenter entre 2000 et 5000 € d’économie, tout en remplissant parfaitement le rôle de sous-couche.
L’essentiel est là : un dosage clair, une préparation de sol sérieuse, une mise en œuvre régulière. Avec ces trois ingredients, le béton maigre devient un allié fiable, surtout si l’on prend le temps de bien mesurer et de ne pas précipiter l’étape de tirage à la règle.
Résistance béton maigre, normes et contrôles : jusqu’où peut-on aller ?
Dès qu’on parle de béton, on se pose naturellement la question de la résistance. La résistance béton maigre est volontairement plus basse que celle d’un béton structurel, puisque sa fonction principale n’est pas de porter de gros efforts, mais d’assurer une base plane et stable. On parle ainsi de béton faible résistance, mais cela ne veut pas dire fragile au point d’être inutilisable. Il s’agit plutôt d’une résistance adaptée aux usages : sous-couches, couches de propreté, remplissages non porteurs.
Sur le plan technique, la résistance dépend fortement du dosage en ciment, de la qualité des granulats, du respect des proportions d’eau et du compactage. Un béton maigre dosé à 150 kg de ciment par m³ n’offrira pas les mêmes performances qu’un autre à 250 kg/m³. C’est pourquoi les documents techniques et les centrales à béton proposent des gammes adaptées à chaque type d’usage : voirie légère, plateforme industrielle, assise de dallage, etc.
La fabrication de ce type de béton est encadrée par une norme spécifique aux mélanges granulaires avec liant ciment, souvent citée comme EN 14227-1. Cette norme fixe des plages de composition (proportion de granulats, de ciment, d’eau) et décrit les caractéristiques à atteindre selon l’utilisation envisagée. L’objectif est simple : garantir que ce matériau de transition ne devienne pas le “maillon faible” d’une structure globale.
Pour un chantier particulier, les contrôles les plus importants sont souvent très concrets :
- 🔍 Aspect visuel : la surface doit être homogène, sans zones très sèches ou très pâteuses.
- 🧪 Consistance : le mélange doit ressembler à une terre humide que l’on peut tasser.
- 📏 Épaisseur : la couche doit être en cohérence avec ce qui est prévu dans le projet (4, 5, 8 cm ou plus).
Un autre point de vigilance concerne l’humidité du support et les remontées d’eau. Dans certains cas, on ajoute sous le béton maigre un film polyane (un film plastique spécifique) pour limiter les remontées de vapeur d’eau depuis le sol vers la dalle ou le revêtement final. Cette précaution protège notamment les isolants, les armatures et certains revêtements sensibles comme le parquet ou certains carrelages.
Pour ce qui est de la durabilité, le béton maigre se comporte bien s’il est utilisé dans le bon rôle. Il résiste à la compression modérée, se tasse peu s’il a été bien compacté, et constitue une base solide pour les couches supérieures. Là où il montre ses limites, c’est lorsqu’on lui demande de travailler comme une dalle armée, avec des charges ponctuelles lourdes, sans avoir été conçu ni dosé pour cela.
Un exemple fréquent : utiliser du béton maigre pour réaliser directement un sol de garage, sans couche de finition par-dessus. Au début, tout semble correct, mais avec le passage régulier d’une voiture, de petits chocs et des variations de température, des fissures apparaissent, ou des zones se délient légèrement. Le problème ne vient pas du matériau “mauvais”, mais de l’avoir détourné de son usage.
Pour garder une qualité constante, l’usage d’outils de mesure standardisés (seau doseur pour l’eau, pelles comptées pour les granulats, sac de ciment pesé) est très utile en auto-construction. Sur un chantier réalisé par une entreprise, ces contrôles sont souvent intégrés au processus, avec parfois même des essais en laboratoire pour des projets publics ou de grande envergure.
En pratique, il est rassurant de garder cette idée en tête : le béton maigre n’est pas une solution miracle, c’est une brique d’un ensemble, qui fait bien son travail tant qu’on le laisse dans son rôle. Bien dosé, bien compacté, protégé des excès d’eau et utilisé comme sous-couche, il contribue à la longévité et au confort de tout ce qui vient au-dessus.
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Quel est le dosage béton maigre le plus courant pour un particulier ?
Pour des travaux courants (assise de terrasse, couche de propreté), on utilise souvent un dosage autour de 250 kg de ciment par m³, accompagné d’environ 1500 kg de granulats et 125 litres d’eau. Ce dosage offre un bon compromis entre coût, maniabilité et stabilité pour les usages non structurels.
Quelle épaisseur prévoir pour une couche de propreté en béton maigre ?
En général, on prévoit une épaisseur de 4 à 8 cm pour une couche de propreté, selon la nature du sol et le type d’ouvrage à réaliser au-dessus. Pour une petite dalle de terrasse ou de garage, 5 à 8 cm de béton maigre bien tiré et compacté offrent une base confortable pour la suite du chantier.
Peut-on préparer du béton maigre soi-même sans camion toupie ?
Oui, tout à fait. Pour des volumes modestes, le béton maigre peut être réalisé à la bétonnière, en respectant les proportions de ciment, de granulats et d’eau. Il est important de garder une consistance de terre humide et de travailler par petites zones pour avoir le temps de tirer la surface correctement.
Le béton maigre est-il vraiment économique ?
Oui, car sa faible teneur en ciment réduit directement le coût au mètre cube. On trouve souvent du béton maigre autour de 100 €/m³, soit environ 10 à 25 % de moins qu’un béton classique. Sur des volumes importants (terrasses, voiries, grandes plateformes), cette différence représente plusieurs centaines voire milliers d’euros d’économie, tout en remplissant parfaitement son rôle de sous-couche.








