Moisissure blanche sur le bois : causes, dangers et solutions durables

9 Jan 2026 | Maison

Une fine poussière claire, une odeur de cave qui s’invite dans le salon, un meuble en bois qui semble “piquer du nez” sans qu’on comprenne vraiment pourquoi… La moisissure blanche sur le bois apparaît souvent en douce, dans un coin un peu sombre ou derrière une armoire coincée contre un mur froid. Ce voile cotonneux n’est pas qu’un détail esthétique : il révèle un excès d’humidité, une ventilation insuffisante et parfois une véritable dégradation progressive du matériau. La bonne nouvelle, c’est qu’en comprenant les causes et les bons réflexes, il est possible de sauver ses meubles, purifier l’air et installer des solutions durables à la maison.

Entre pièces mal chauffées, salles de bains sans fenêtre et caves à moitié aménagées, les intérieurs actuels sont souvent mis à l’épreuve. Le bois, lui, reste un matériau vivant, sensible et poreux, qui absorbe la vapeur d’eau comme une éponge. Quand la moisissure blanche s’installe, elle peut irriter les voies respiratoires, fragiliser vernis et peintures, et ruiner le charme d’un vaisselier de famille en quelques semaines. Pourtant, inutile de tout jeter ni de se précipiter sur la javel à chaque tache : avec un peu de méthode, du traitement antifongique adapté et quelques ajustements d’entretien du bois, on peut vraiment reprendre la main, pièce par pièce, meuble après meuble.

En bref :

  • 🌧️ La moisissure blanche sur le bois apparaît surtout au-delà de 60 % d’humidité et dans les zones mal ventilées.
  • ⚠️ Elle entraîne une dégradation progressive des finitions et peut provoquer irritations, allergies et gêne respiratoire.
  • 🧴 Vinaigre blanc, bicarbonate, peroxyde d’hydrogène et traitement antifongique dédié sont les alliés les plus efficaces.
  • 🔁 Les vraies solutions durables passent par la prévention : hygrométrie contrôlée, circulation d’air et bon entretien du bois.
  • 🏡 Quelques gestes simples (écarter les meubles des murs, chauffer régulièrement, surveiller l’humidité) suffisent souvent à éviter la récidive.

Comprendre la moisissure blanche sur le bois : causes, signes et vrais dangers

Dans beaucoup de logements, l’histoire commence comme chez Emma, qui découvre un matin un voile blanc sous sa table basse en chêne, posée sur un tapis épais. La pièce est jolie, mais peu ensoleillée, chauffée “à la demande” pour économiser, et presque jamais vraiment aérée en hiver. Tous les ingrédients sont là pour que la moisissure blanche se sente chez elle.

Ces champignons microscopiques se nourrissent de matières organiques : le bois, les fibres textiles, les papiers. Ils ont surtout besoin d’eau. Dès que l’humidité de l’air dépasse environ 60 %, que la température reste modérée et que l’air stagne, les spores se réveillent et commencent à former ce fameux mycélium blanc, sorte de toile d’araignée un peu floconneuse. C’est lui que l’on repère à la surface du mobilier.

Les principales causes sont souvent combinées : air trop humide dans une pièce peu ventilée, meuble collé à un mur froid, condensation derrière une bibliothèque pleine, fuite légère non repérée ou pièce semi-enterrée. Dans un salon, cela peut venir simplement d’un radiateur placé sous une fenêtre, avec un buffet collé juste à côté : la paroi reste froide, la vapeur d’eau se condense en microgouttes invisibles, et la moisissure s’installe tranquillement.

Visuellement, on reconnaît la moisissure blanche à ce voile clair qui ressemble parfois à de la poussière. Mais à la différence de la poussière, elle colle légèrement, revient très vite si on l’essuie à sec, et s’accompagne d’une odeur de renfermé très caractéristique. Dans un buffet, ce sont souvent les intérieurs de tiroirs, les dessous d’étagères ou les arrières des panneaux qui se couvrent en premier.

Les dangers ne sont pas à prendre à la légère, surtout si quelqu’un est sensible à la maison. Les spores peuvent provoquer des allergies, des maux de tête, des yeux qui piquent, ou aggraver un asthme déjà présent. Le bois, lui, se dégrade lentement : vernis qui ternit, cire qui devient poisseuse, taches qui restent même après nettoyage. Sur du bois brut, les fibres se fragilisent et l’objet vieillit prématurément.

Il arrive qu’on confonde cette moisissure avec des champignons plus graves, comme la mérule, qui attaquent la structure des bâtiments. La différence se voit généralement à l’œil nu : la mérule crée des cordons épais, brun-gris, parfois avec de petites gouttes (“elle pleure”), et les bois deviennent cassants. Dans ce cas, un professionnel doit absolument intervenir. Pour une moisissure blanche superficielle sur meuble, des méthodes domestiques bien menées suffisent la plupart du temps.

Comprendre cette mécanique, c’est déjà mettre un pied dans les solutions durables : tant que l’humidité reste élevée et l’air immobile, le problème reviendra, quels que soient les produits utilisés. La clé, c’est de voir chaque tache comme un message du logement, pas seulement comme une “salissure”.

Identifier précisément la moisissure blanche sur le bois pour agir juste

Avant de sortir les produits, il est utile de vérifier que l’on a bien affaire à une moisissure blanche et non à une simple poussière ou à une tache d’un autre type. Un petit test simple aide : avec un chiffon légèrement humide, on tapote une zone. Si cela se transforme en sorte de pâte blanchâtre avec une odeur de moisi, il s’agit bien d’un champignon.

Les zones les plus touchées sont souvent les mêmes : dessous de plateaux de table, arrières d’armoires, bas de bibliothèques très remplies, intérieurs de meubles collés à un mur extérieur. Dans une salle de bains, un petit meuble en bois posé près de la douche est particulièrement vulnérable. Une chambre avec un grand dressing contre un mur nord, mal ventilée, est également un classique.

Lorsque la moisissure s’étend au-delà du bois, on peut remarquer d’autres signes dans la pièce : joints noircis, petites traces sur les murs, odeur d’humidité permanente. Dans ces cas-là, il ne suffit plus de s’occuper du meuble : il faut envisager tout l’environnement, un peu comme on le ferait pour un problème de champignon noir dans les canalisations, où la source est plus profonde que la tache visible.

Reconnaître tôt le problème, c’est éviter de devoir poncer, réparer ou remplacer. Chaque petit voile blanc observé à temps est l’occasion d’agir doucement, plutôt que d’attendre une dégradation marquée du bois et de l’air intérieur.

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Moisissure blanche et humidité : comprendre les causes pour stopper le cercle vicieux

Pour installer de vraies solutions durables, il faut s’attaquer au cœur du problème : l’humidité et la façon dont l’air circule (ou pas) chez soi. Les champignons adorent les ambiances tièdes, saturées en vapeur d’eau, avec peu de mouvements d’air. C’est pour cela qu’on retrouve la moisissure blanche dans les caves, les salles de bains sans fenêtre, les buanderies, mais aussi dans des salons pourtant jolis, simplement mal ventilés.

Imaginez une pièce à 20 °C, avec une hygrométrie autour de 70 %. C’est typiquement ce qui se passe l’hiver, quand on sèche du linge à l’intérieur, qu’on cuisine beaucoup, qu’on prend des douches chaudes, mais que l’on ouvre peu les fenêtres par peur d’avoir froid. Le bois agit alors comme une éponge : il absorbe, relâche, puis réabsorbe l’eau en continu. Au bout d’un moment, les moisissures ont tout ce qu’il leur faut pour se développer.

Les causes peuvent aussi être structurelles : mur mal isolé qui reste froid, pont thermique au niveau d’un angle de pièce, remontées capillaires dans un mur en pierre… Dans ces situations, coller un meuble massif en bois contre la paroi revient à lui offrir un petit microclimat humide, parfait pour le mycélium. On obtient alors cette fameuse tache blanchâtre juste derrière le dos du meuble, invisible au quotidien.

Pour y voir plus clair, il peut être utile de comparer rapidement les différents contextes dans lesquels la moisissure blanche adore s’installer :

Contexte 🏠 Risque de moisissure blanche 🌫️ Geste clé pour limiter les dégâts ✅
Salle de bain sans fenêtre Très élevé (vapeur + peu d’air) Installer ou vérifier la VMC, laisser la porte ouverte après la douche
Cave ou sous-sol semi-aménagé Élevé (murs froids + humidité du sol) Déshumidificateur + meubles surélevés sur patins
Salon peu chauffé, fenêtres rarement ouvertes Moyen à élevé Aération 2×10 min/jour, chauffage plus régulier
Buanderie avec sèche-linge non évacué Très élevé Évacuation extérieure ou déshumidificateur puissant
Chambre avec armoire collée au mur nord Élevé derrière le meuble Décaler le meuble de 5 cm, contrôler l’hygrométrie

Pour Emma, par exemple, le simple fait de glisser sa table de 5 cm vers le centre de la pièce et de laisser un passage d’air entre le tapis et le parquet autour des pieds a déjà réduit l’humidité piégée sous le plateau. En complément, un petit déshumidificateur réglé pour rester en dessous de 60 % d’hygrométrie a stoppé la progression des taches.

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Il est important aussi de faire le lien entre la maison et les autres habitudes. Quand on commence à se pencher sur les questions de champignons et de décomposition, on se rend compte que les mêmes mécanismes sont en jeu, qu’il s’agisse d’un meuble ou d’un autre support organique, comme le montre très bien un sujet pratique consacré au pain dans le compost. L’eau, la chaleur, la matière organique : tout tourne autour de ce trio.

Une fois qu’on a identifié les zones critiques (angle froid, pièce toujours humide, meuble collé), le terrain est prêt pour passer aux gestes concrets de nettoyage et de traitement antifongique, en douceur mais avec efficacité.

Repérer les premiers signes avant que le bois ne se dégrade

Le meilleur moment pour intervenir, c’est quand la moisissure blanche n’en est qu’au stade de petite brume laiteuse. Le bois n’est alors pas encore profondément atteint, et un simple nettoyage suffira. Quelques indices à surveiller :

  • 👃 Odeur de renfermé quand on ouvre un tiroir ou une porte d’armoire.
  • 👀 Légère poudre claire en dessous du meuble ou le long des chants inférieurs.
  • 🪵 Vernis qui devient mat par endroits, cire qui semble collante malgré le dépoussiérage.
  • 🌫️ Taches qui réapparaissent quelques jours après un simple coup de chiffon sec.

Repérer ces signaux faibles permet d’éviter la véritable dégradation du meuble : fibres qui se fragilisent, traces persistantes après ponçage, et sentiment constant de “湿” dans la pièce. C’est à ce stade qu’un plan d’action simple et structuré fait la différence.

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Nettoyer et traiter : les meilleures solutions contre la moisissure blanche sur le bois

Quand la moisissure blanche est bien là, la première étape consiste à la retirer correctement, sans abîmer le bois ni étaler les spores partout dans la maison. L’idée est d’être méthodique, calme, et de commencer par les produits les plus doux avant de monter en puissance.

Avant tout, quelques protections sont indispensables : des gants, un masque (pour éviter de respirer les spores) et, si possible, des lunettes. Si le meuble peut être déplacé, l’installer près d’une fenêtre ouverte ou, à défaut, dans une pièce bien ventilée est un vrai plus. Pour limiter la dispersion, un léger voile d’eau (un spray avec eau et un peu de liquide vaisselle) sur la surface empêche la poussière de voler.

Les solutions naturelles font souvent des merveilles. Le vinaigre blanc est un excellent point de départ : on l’utilise pur sur bois résistant, ou dilué moitié-moitié avec de l’eau sur une finition plus délicate. On pulvérise légèrement, on laisse agir une dizaine de minutes, puis on frotte dans le sens du fil du bois avec une microfibre ou une brosse souple. L’important est de ne jamais détremper : le but est de nettoyer, pas de rajouter de l’humidité.

Le bicarbonate, lui, permet à la fois de frotter en douceur et de neutraliser l’odeur. Mélangé avec un peu d’eau pour former une pâte, il se dépose sur la zone concernée, reste une quinzaine de minutes, puis se rince avec un chiffon légèrement humide. Sur un meuble de cuisine ou une petite étagère, ce duo vinaigre + bicarbonate est souvent suffisant pour retrouver une surface nette.

Sur des surfaces vernies, l’alcool à 70 % est un bon compromis : il désinfecte et évapore vite, sans charger le bois en eau. Pour des taches un peu plus anciennes, l’eau oxygénée (peroxyde d’hydrogène à 3 %) peut éclaircir le fond de la tache et homogénéiser le rendu, surtout sur les essences claires comme le pin ou le hêtre.

Quand la colonisation est plus étendue, un traitement antifongique spécifique pour bois devient intéressant. Il agit plus en profondeur et laisse une protection de fond. Il faut le choisir compatible avec le type de surface (brut, verni, ciré) et suivre scrupuleusement les indications : deux fines couches, temps de séchage respecté, pièce aérée. On évite d’en abuser sur un meuble ancien ciré, déjà fragile.

La javel, elle, reste un dernier recours. Très efficace, mais agressive, elle peut jaunir ou blanchir de manière inégale, et surtout fragiliser certaines finitions. Sur un bois précieux ou sur une belle patine, il vaut mieux privilégier les méthodes précédentes et un bon ponçage léger, quitte à refaire un vernis ensuite. On la garde pour des stations techniques (garage, débarras), pas pour un buffet chiné avec amour.

Le nettoyage est aussi le bon moment pour inspecter tout autour : sol, mur, plinthes. Si la moisissure blanche revient rapidement après un traitement soigné, c’est qu’une cause plus profonde (fuite, infiltration) reste active. Un peu comme lorsqu’on traite des surfaces tachées par l’eau avant de peindre un mur effet pierre : si l’origine de l’humidité n’est pas réglée, la tache reviendra sous la nouvelle finition.

Étapes concrètes pour un nettoyage sécurisé et efficace

Pour transformer tout cela en plan simple à suivre, voici un déroulé type, que l’on peut adapter selon l’état du meuble :

  1. 🧤 Se protéger : enfiler gants, masque, lunettes si possible.
  2. 🌬️ Aérer : ouvrir les fenêtres, déplacer le meuble si c’est faisable.
  3. 🧹 Retirer le surplus : aspirer doucement la surface avec un embout brosse (filtre propre), en évitant de frotter trop fort.
  4. 🧴 Appliquer le produit doux : vinaigre blanc ou bicarbonate, en fine couche.
  5. 🪣 Frotter et essuyer : brosse souple dans le sens du bois, puis chiffon sec.
  6. 💨 Bien sécher : laisser le meuble respirer, ne rien reposer dessus tout de suite.
  7. 🛡️ Compléter si besoin : peroxyde ou traitement antifongique sur zones récalcitrantes.

Chaque étape a son importance : la protection évite les irritations, l’aération chasse une partie des spores, le séchage prépare la suite. Un nettoyage réussi, c’est un meuble sain qui ne “sent plus le cave”, prêt à être protégé sur le long terme.

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Protéger et réparer le bois après la moisissure : vers des solutions durables

Une fois la moisissure blanche éliminée, le bois a besoin d’être réparé et protégé. Sans cette étape, il reste vulnérable : les pores sont ouverts, les fibres fragilisées, et la moindre variation d’humidité peut relancer le cycle. L’objectif est donc double : retrouver une belle surface et la rendre plus résistante aux attaques futures.

Sur un bois brut ou très légèrement fini, un ponçage doux est souvent bénéfique. On commence par un grain moyen (120) pour gommer les résidus et micro-taches, puis on affine avec un grain plus fin (180 ou 220) pour lisser. L’aspirateur, idéalement avec un bon filtre, permet de retirer les poussières. Ensuite, on laisse le meuble dans une pièce saine au moins 24 à 48 heures pour qu’il sèche en profondeur.

Vient alors le choix de la finition. Chaque solution a ses avantages, ses limites et son niveau de protection face à l’humidité :

  • 🛡️ Vernis acrylique : forme un film protecteur, facile à entretenir, bonne barrière contre l’eau liquide.
  • 🌿 Huile dure : pénètre dans le bois, le nourrit, garde un aspect naturel et chaleureux.
  • Cire : apporte une belle patine, mais attire plus la poussière et protège moins de l’eau.
  • 🎨 Peinture microporeuse : laisse le bois respirer tout en le protégeant de l’eau directe, utile pour des zones un peu sensibles.
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Pour Emma, par exemple, la table basse a été poncée légèrement puis huilée avec une huile dure adaptée, appliquée en couches fines, bien essuyées. Résultat : un toucher doux, un aspect naturel conservé, et une meilleure résistance aux petits épisodes d’humidité ponctuelle.

Au-delà de la finition, quelques détails font une énorme différence : des patins sous les pieds pour les décoller légèrement du sol, un écart de 5 cm par rapport aux murs, et l’habitude de ne pas plaquer tapis, paniers ou caisses en tissu sous le meuble. Ce sont des gestes simples, mais ce sont eux qui transforment un traitement ponctuel en vraie prévention.

On peut se dire que c’est beaucoup d’attention pour un seul meuble. Pourtant, cette façon de penser “ensemble” la matière, l’humidité et la circulation d’air est exactement la même que lorsqu’on réfléchit à la durabilité d’un autre élément de la maison, qu’il s’agisse d’un mur décoratif, d’un sol ou même d’un compost. Ce regard global permet d’éviter les mauvaises surprises, comme l’apparition de préoccupantes colonies de champignons dans des zones qu’on ne regarde pas souvent.

Choisir la bonne protection selon le type de bois

Comme tous les bois ne réagissent pas pareil, il est utile d’adapter sa stratégie. Voici un petit repère rapide :

  • 🌲 Bois tendre (pin, sapin) : préfère une protection généreuse (huile ou vernis), car il absorbe beaucoup.
  • 🌳 Bois dur (chêne, hêtre) : plus tolérant, mais gagne à être bien nourri pour éviter les fissures.
  • 🪵 Bois exotique : souvent déjà très gras, accepte bien une huile adaptée, mais réagit parfois mal aux produits agressifs.
  • 📚 Meubles anciens cirés : demandent douceur, peu d’eau, et éventuellement un recirage soigné après nettoyage.

Cette phase de protection est la dernière marche vers de vraies solutions durables : on ne se contente plus d’effacer la trace, on renforce le meuble pour son futur.

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Prévention et entretien du bois : installer des routines simples contre la moisissure blanche

Une fois le meuble sauvé, l’enjeu est de ne pas revivre la même scène quelques mois plus tard. C’est là que la prévention et un bon entretien du bois changent tout. On n’a pas besoin de tout révolutionner chez soi, mais plutôt d’adopter quelques habitudes réalistes, faciles à tenir au quotidien.

La base, c’est de surveiller l’humidité. Un petit hygromètre posé dans la pièce donne une indication précieuse. L’idéal est de rester entre 40 et 55 %. Si le chiffre grimpe régulièrement au-dessus de 60 %, surtout en hiver, l’air est trop humide. Un déshumidificateur ou une VMC bien entretenue deviennent alors des alliés. L’aération reste indispensable : 5 à 10 minutes matin et soir, en créant un léger courant d’air, suffisent généralement à renouveler efficacement l’air.

Ensuite, il y a la façon de positionner les meubles. Laisser un espace d’au moins 5 cm entre un buffet et un mur extérieur permet à l’air de circuler derrière. Surélever légèrement une commode avec des patins ou de petits pieds évite que l’humidité du sol (surtout dans une pièce en rez-de-chaussée ou dans une vieille maison) ne remonte directement dans le bois. Dans une salle de bain, éviter de plaquer un meuble en bois massif sur un mur carrelé froid est un réflexe précieux.

Du côté de l’entretien du bois, quelques gestes réguliers suffisent : dépoussiérage doux à la microfibre, ouverture régulière des tiroirs et portes d’armoires pour laisser l’air circuler, vérification des odeurs. Une fois par saison, prendre 10 minutes pour inspecter l’arrière des grands meubles (bibliothèques, armoires) permet de repérer au plus tôt une éventuelle moisissure blanche.

Pour les pièces les plus humides (cave, buanderie, salle de bain), de petits absorbeurs d’humidité chimiques peuvent compléter la ventilation. Ils ne remplacent pas un vrai diagnostic en cas de grosse infiltration, mais ils aident à stabiliser l’ambiance en attendant de pouvoir engager des travaux plus lourds si besoin.

La prévention, c’est aussi la manière de gérer l’eau au quotidien : éponger vite une flaque renversée sur un parquet, ne pas laisser un tapis détrempé sécher sur place, éviter de stocker des cartons directement au sol dans une pièce un peu humide. Ces détails empêchent les champignons d’avoir l’occasion de s’installer dans la durée.

En adoptant ce regard plus attentif, on prend soin de ses meubles comme de véritables compagnons de vie. Le bois conserve son charme, la maison gagne en confort, et la moisissure blanche cesse d’être une inquiétude récurrente pour devenir un simple souvenir bien géré.

Routine de 30 jours pour un intérieur plus sain

Pour aider à passer à l’action sans se sentir débordé, une petite routine progressive peut être utile :

  • 📅 Jours 1–3 : nettoyer le ou les meubles concernés, bien sécher, mesurer l’hygrométrie.
  • 📅 Jours 4–10 : aérer chaque jour, ajuster chauffage et/ou déshumidificateur, écarter les meubles des murs froids.
  • 📅 Jours 11–20 : appliquer une protection (huile, vernis) sur les surfaces nettoyées, poser des patins sous les pieds.
  • 📅 Jours 21–30 : vérifier les odeurs, contrôler visuellement les zones sensibles, ajuster les habitudes si nécessaire.

En un mois, les nouvelles habitudes sont déjà en place, et la maison devient naturellement moins accueillante pour les moisissures. C’est cette constance douce, plus que l’usage ponctuel de produits forts, qui crée de vraies solutions durables contre la moisissure blanche sur le bois.

Et si l’on s’intéresse à la façon dont l’humidité interagit avec d’autres matériaux de la maison (plâtre, pierre, enduits décoratifs), on voit à quel point tout est lié. Qu’il s’agisse d’un mur texturé, d’un vieux parquet ou d’un meuble hérité, la logique reste la même : observer, ventiler, protéger et entretenir avec régularité pour éviter la dégradation discrète mais tenace.

Dans cette approche, chaque petit geste compte, et le plus important est d’oser commencer, même par une simple inspection derrière un meuble ou l’installation d’un hygromètre sur une étagère.

La moisissure blanche sur le bois est-elle dangereuse pour la santé ?

Oui, elle peut l’être, surtout pour les personnes sensibles. La moisissure blanche libère des spores qui peuvent irriter les voies respiratoires, déclencher des allergies, augmenter la toux ou aggraver un asthme existant. Dans la plupart des logements, les effets diminuent fortement après un nettoyage soigné, une bonne ventilation et une baisse de l’humidité. Pendant le traitement, il est conseillé de porter un masque, des gants et d’aérer largement la pièce.

Quel est le produit le plus efficace pour enlever la moisissure blanche sur un meuble ?

Pour un meuble en bois, le vinaigre blanc est souvent la meilleure première option : il est efficace contre la majorité des moisissures domestiques, peu coûteux et généralement bien toléré par les finitions, surtout si on le dilue légèrement. En complément, le bicarbonate aide à désodoriser, et le peroxyde d’hydrogène est utile pour atténuer les taches sur bois clair. Un traitement antifongique spécifique pour bois peut ensuite renforcer la protection en profondeur, surtout dans les pièces très humides.

Comment éviter que la moisissure blanche ne revienne après nettoyage ?

La clé est de traiter les causes : maintenir l’humidité de la pièce en dessous de 60 %, aérer quotidiennement, éviter de coller les meubles contre les murs froids et protéger le bois avec une finition adaptée (huile, vernis, peinture microporeuse). Surélever légèrement les meubles, ouvrir de temps en temps tiroirs et portes de placards et surveiller les odeurs sont aussi des réflexes précieux. Sans ces gestes de prévention, même un bon nettoyage ne suffit pas à empêcher la réapparition des taches.

Faut-il toujours poncer le bois après une attaque de moisissure blanche ?

Pas forcément. Si la moisissure était superficielle et a été traitée rapidement, un simple nettoyage suivi d’un bon séchage peut suffire, surtout sur un bois verni ou peint. Le ponçage devient utile lorsque des traces persistent, que le bois est brut ou que la surface a été ternie ou piquée par l’humidité. Dans ce cas, un ponçage léger, suivi d’une nouvelle protection, redonne au meuble un aspect sain et durable.

Quand faire appel à un professionnel pour un problème de moisissure sur le bois ?

Il est judicieux de contacter un professionnel si la surface contaminée est très étendue, si plusieurs pièces sont touchées, si l’odeur de moisi demeure malgré une bonne ventilation, ou si vous suspectez un champignon plus grave comme la mérule (bois qui s’effrite, cordons épais, propagation derrière les plinthes). Un spécialiste peut réaliser un diagnostic d’humidité, identifier précisément le type de champignon et proposer un traitement adapté à la structure du bâtiment comme aux finitions intérieures.